Aujourd’hui, les objets connectés font entièrement partie de notre quotidien. De notre smartphone, a notre montre. Les ampoules, nos téléviseurs, les aspirateurs… Bref, tous ces produits qui pour des raisons plus ou moins importantes se connectent à des serveurs distants sur internet.

Si on revient à notre We-vibe, le problème pointé du doigt était que la société qui commercialise le We-Vibe 4 depuis 2014 espionnait ses utilisateurs. En gros, toutes les informations que pouvait recueillir le sextoy (Heures d’utilisations, durées, fréquence, température, situation géographique de la connexion, email du compte associé…) étaient stockées de façon non cryptée. Il est facile d’imaginer que l’entreprise pouvait l’utiliser pour ses propres besoins, mais aussi revendre ces données de masses.

Si cela n’a rien de réjouissant, j’avoue que personnellement ça ne m’effraie pas plus que ça. Ce qui me gêne le plus, et c’est aussi le problème de la majorité des objets connectés premier prix, c’est que l’objet n’est absolument pas sécurisé.
Imaginé que vous soyez une personnalité, il est tout à fait imaginable que des personnes mal intentionnées se servent de l’absence de sécurité de votre sextoy pour s’y connecter. Savoir quand vous l’utilisez (signe que vous êtes dans une situation indélicate idéale pour un braquage par exemple). Mais la ou ça devient vraiment dangereux, c’est qu’il est aussi possible d’imaginé qu’un pirate se connecte au sextoy, modifie ses réglages pour le faire volontairement fonctionner au-delà de ses capacités. Une batterie qui surchauffe on a vu ce que ça donnait avec un smartphone, je n’aurais pas envie que ça m’arrive avec mon sextoy en pleine utilisation dans mon lit…

Bref, un grand merci aux hackers « goldfisk » et « follower » qui ont découvert ce problème. Et j’espère que d’autre se chargeront de mettre la pression au créateur de sextoys pour qu’il n’oublie pas que sexualité doit rimer avec sécurité!